Une coopérative alimentaire éthique, bio et locale à Neuchâtel

UN AUTOMNE GOURMAND ET SOLIDAIRE

L’infolettre de Système B

Et voilà la 32e infolettre de Système B, ta coopérative bio, éthique et préférée.


Les commerces locaux communiquent

Nous avons été contactés pour créer une communication commune autour de nos commerces locaux.

La période est compliquée pour de nombreux petits commerces: la fermeture du Cellier des Fées à Fleurier et de l’Echoppe du Bourg au Landeron en sont des illustrations.

Nous proposons de mettre une image positive sur nos commerces afin de pouvoir donner envie aux habitants du canton de commencer ou continuer à consommer localement.

Montrer que nous nous aidons les uns les autres et que nous avons des valeurs communes pourra, nous l’espérons, être bénéfique à la dynamique du canton.

Le but est de montrer ce que nous permettons aux clients (consommer local, favoriser les agriculteurs du coin, manger de saison et bio, faire moins de déchets…) ainsi que la diversité de nos commerces.

Pour participer, vous pouvez partager ce post Facebook

Un grand merci!

Agathe


Carpaccio de betteraves et lasagnes à la courge : les recettes de Véronique

Carpaccio de betteraves

On connaît tous les carpaccios de saumon ou de viande, n’est-ce-pas ?

En voici un avec des légumes pour changer des petites salades d’été ! Un carpaccio qui se fait à la der et qui fait une jolie assiette de présentation colorée.

Pour 4 personnes, il te faut :

  • 3 betteraves crues,
  • 1 carotte,
  • 1 petit radis noir,
  • 1 citron,
  • 4 cuillères à soupe d’huile de noix ou de cameline,
  • sel et poivre.

Epluche et coupe les betteraves en tranches très fines à la main ou avec une mandoline si tu as (sinon j’utilise aussi un épluche-légumes pour réaliser des tranches fines).

Idem pour la carotte et le radis noir, coupe-les en fines lamelles.

Mélange dans un bol le jus du citron avec l’huile, le sel et puis le poivre.

Sur un plat à gâteau, ou directement dans chaque assiette, dispose les tranches de betteraves en rosace, puis dessus, les rondelles de carotte et radis noir.

Les arroser de la petite sauce citronnée et réserve le tout au frais jusqu’au moment de servir.

+++ Tu peux ajouter des noix concassées dessus, ça passe bien. Et si jamais tu n’as plus de carotte ni de radis noir, tu peux les remplacer par de fines lamelles de pomme.

Lasagnes à la courge

Une petite idée sans viande qui appelle du bon coulis de tomates du jardin B !

Pour 4 personnes, il te faut:

  • 1 kg de purée ou coulis de tomates,
  • 200 g de lasagnes,
  • 50 g de parmesan râpé,
  • 2 échalotes,
  • 2 cuillères à soupe d’huile,
  • 800 g de courge,
  • 300 g de mozzarella,
  • 3 dl de lait,
  • 1 cuillère à soupe de farine,
  • sel, poivre, persil et/ou basilic.

Tablier OK?  Ce n’est pas long, alors tu peux préchauffer ton four à 180°.

Fais revenir les échalotes dans une cuillère à soupe d’huile.

Puis ajoute le coulis de tomates, le persil, le basilic, le sel et fais mijoter pendant 15 minutes.

Coupe la courge en petits dés et fais la revenir à la poêle dans une cuillère d’huile (c’est meilleur de la faire revenir mais si tu n’as pas le temps, tu peux sauter l’étape).

Dans une casserole, chauffe le lait et la farine à feu doux, sans les faire bouillir, pour obtenir une sauce béchamel.
 
Dans un joli plat à lasagnes, dépose au fond un peu de coulis de tomates, puis une 1ère couche de pâte que tu recouvres de coulis. Puis successivement, une couche de courge, de béchamel et de mozzarella.

Un peu de sel et tu continues les couches en veillant à terminer par une couche de mozza, coulis de tomates et béchamel.

Parmesan saupoudré, tu peux enfourner 20 minutes et laisser tiédir dans le four éteint.

+++ Ce plat se congèle très bien aussi, sinon sous vide…

Véronique L.


Goûte les betteraves râpées lactofermentées!

Notre incroyable Jardin B est devenu un lieu de production massive de légumes !

Les betteraves ont une taille particulièrement impressionnante et pour ne pas qu’elles vous effrayent au magasin on a décidé d’en transformer quelques dizaines de kilos en délicieuses betteraves râpées lactofermentées !

Euh, qu’est-ce que c’est ? La lactofermentation est un mode de conservation n’utilisant pas d’énergie et qui bonifie les légumes par la préservation des vitamines, minéraux et la prolifération de bonnes bactéries présentes dans les légumes eux-mêmes appelées aussi probiotiques !

Elle ajoute une agréable acidité et apporte d’autres saveurs…

Dans ce milieu acide, les bactéries pathogènes ne survivent pas.

Comment on fait ?

Betteraves au sel

(convient à toutes les variétés mais la couleur rouge prend le dessus et les jolies chioggia se décolorent)

  • 1% de sel (sel marin sans chlore ni fluor) par rapport au poids des légumes -> 10g par kilo,
  • 1kg de légume émincé pour 1 bocal à joint de 1 litre,
  • épices de votre choix  (graines de moutarde, coriandre, fenouil, poivre…).

Mélanger les betteraves épluchées et émincées avec le sel, ça mousse beaucoup et rend de l’eau.

Tasser dans le bocal avec le liquide produit jusqu’à 2 cm en dessous de l’ouverture.

Fermer le bocal, laisser à température ambiante environ 1 semaine, ça peut mousser et déborder du bocal c’est normal.

Puis entreposer dans un local frais (pas au frigo). A partir d’un mois, ça devient délicieux, ça peut se conserver sans problème un an.

Ouvrir le bocal seulement au moment de les manger et conserver au frigo une fois entamé.

Pour organiser cet atelier, j’ai suivi scrupuleusement la recette de mon blog favori sur la lactofermentation où vous trouverez réponse à toutes vos questions sur le sujet : nicrunicuit.com/faire/comment-fermenter-les-betteraves/ 

D’ici quelques semaines, les betteraves lactofermentées du jardin seront en vente dans le frigo de Système b ! Une version pimentée défiera les plus téméraires 😉.

Vous pourrez les manger directement en accompagnement ou même les utiliser dans des soupes comme dans les pays de l’Est où l’on trouve le délicieux bortsch !

Collecte de bocaux

Pour cela nous avons besoin de vous ! Nous collectons des bocaux vides à couvercle vissé que vous pourrez apporter directement au Jardin ou à l’Epicerie (un endroit dédié sera organisé):

  • contenance au moins 300 ml (jusqu’à 2 litres),
  • parfaitement propres et secs,
  • couvercles non rouillés,
  • pas grave s’il reste des étiquettes.

Plein de produits sont dans ce type de bocaux à l’épicerie, pensez à nous!

Aussi, si vous avez des bocaux à joint type Weck / Fido / Le Parfait, de toute taille (même sans les joints et clips), nous les récupérons volontiers pour les prochains ateliers de lactofermentation.
Merci aux vaillant.e.s participant.e.s qui n’ont pas faibli à la vue du sang… des imposantes betteraves !!! Je me réjouis d’organiser un prochain atelier !

Violaine


Vous avez dit transition?

Une proposition des Artisans de la transition

Nous avons été sollicités par les Artisans de la transition qui souhaitent organiser une rencontre entre les initiatives neuchâteloises pour un monde meilleur!

Si cette démarche vous intéresse, vous pouvez envoyer un mail à contact@systeme-b.ch et on vous mettra en relation.

A plusieurs, c’est meilleur!

Agathe

Conférence de Rob Hopkins à Yverdon (le 6 septembre): la révolution de l’imagination

4 points importants:

  1. Espace. Lieux d’échange.
  2. Emplacement-lieux inspirants. D’où on revient avec un nouveau regard utopiste du quotidien. “I’ve been to the future. We won.”
  3. Pratiques/méthodes: Actions collectives. Exercice de la transition n’importe où. Il faut que l’avenir pénètre en vous bien avant qu’il arrive. Question fondamentale: “et si”….
  4. Pactes: création du bureau civique d’imagination. Bologne. Pactes signés. Savoir où vous êtes pour savoir ce que vous allez faire. Créer des exemples visibles pour s’approprier la vision qu’on peut avoir pour après…
    https://www.wedemain.fr/respirer/rob-hopkins-l-imagination-va-nous-sauver/

Extrait d’une interview qui résume bien cette conférence…

Rob Hopkins : En effet, mais pas partout : à Bologne, en Italie, par exemple, parmi d’autres initiatives très intéressantes, a été institué un « Bureau de l’imagination civique » (BIC). Son but est d’élaborer des « pactes », des projets issus des habitants qu’il doit ensuite aider à faire aboutir, y compris par la recherche de partenaires et de financements. En octobre 2018, un peu moins de deux ans après sa création, il avait mené à bien 480 pactes, dont des jardins partagés, des bibliothèques, des fresques murales ou la transformation d’immeubles inoccupés en centres communautaires.


Cette notion de pacte est cruciale. Car de quoi avons-nous besoin pour déployer notre imagination sur une grande échelle, pour la rendre « scalable », comme on dit dans les start-up ? D’abord, d’espace. L’imagination a besoin d’espace. De cadres où nous ne sommes pas stressés ou occupés à scroller sur Facebook. C’est pourquoi les pistes comme le revenu minimum d’existence, la diminution du temps de travail, me paraissent pertinentes. Ensuite, de lieux.

Voyez l’exemple américain de Better Block où, en une nuit, les activistes designers du collectif emmené par Jason Roberts installent, illégalement s’il le faut, des terrasses, des jardins, des pistes cyclables, des lieux de socialisation dans les villes. Dans ce genre d’endroits, l’imagination peut se réveiller. Puis nous avons besoin de méthodes. J’en recense plusieurs qui permettent aux personnes d’imaginer le futur, de se projeter, souvent par le biais d’exercices ludiques et en apparence futiles.

Mais le dernier élément, qui est central, c’est que nous avons besoin de pactes. Parce que l’on peut être aussi imaginatif que l’on veut, mais si l’on se heurte à une autorité, locale ou nationale, qui dit « Non, non, on ne fera pas ça », alors à quoi ça sert ?

A l’inverse, quand on crée un espace d’imagination et qu’il fait face à une autorité (municipalité, État, etc.) qui a confiance dans l’imagination, cela peut devenir très, très puissant. Baisser le niveau d’anxiété général et s’attaquer en même temps au changement climatique  : voilà le Graal.

Claire D.

Le Conviviabule : programme des conférences inspirantes à la Coopérative d’en face


On vous souhaite un automne apaisant. Prenez soin de vous.

Ont notamment participé à l’élaboration de cette infolettre: Violaine, Claire D., Véronique L., Alessandra, Gladys, Agathe, Ana et Eric